> e AAE POEME EN PHONNEUR DU MARIAGE SON ALTESSE SERENISSIME MONSEIGNEUR LARLES FREDE- MARGGRAVE DE BADE ET HOCH- BERG, LANDGRAVE DE SAUSSENBERG, COMTE DE SPONHEIM ET EBERSTEIN, SEIGNEUR DE ROETELN, BANDENWEILER, LAHR ET MAHL- BERG&c.&c. AVEC SONALTESSE SERENITSSIME MADAME LA PRINCESSE. CAROLINE LOUISE z f aeu 5 A a S ri ETEA js LANDGRAVE DE HESSE, PRINCESSE DE HIRSCH. FELD, COMTESSE DE CATZENELBOGUE, DIEZ, ZIEGENHAIN, NIDDA, HANAU, SCHAUMBOURG, YSENBOURG ET BUDINGUE&.&e. Que dédie à Leurs ÅLTESSES SERENISSIMES AVEC CASPLUS PROFONDE SOUMÍSSION; GERARD, HIACINTHE, FRANCOIS ADAM. a à DARMSTADT Pai 1751 CHEZ GODEFROY HENRI EYLAU, IMPRIMEUR DE LA COUR. T TDN ae ii \ ANU f NN y IN y Aiſſe le double mont& les bois ſolitaires, > Apollon inftruis moi de tes fécrets miftéres. fa Maitreffes des beaux vers, doctes&chaftes foeurs, i Mufes pour'infpirer épuifés vos faveurs. Tout prêt à prendre en main la trompête héroique Que demande'eclat'une fête publique, Je me fens agité de mouvemens divers, La grandeur du fujet nuit à mes foibles vers. Quelle démangeaifon! je ne puis. plus me taire. Ma verve fe réveille, il faut la fatisfaire, Qwelle fe livre donc à ces transports heureux, Qu'excite dans mon coeur un Himen glorieux, Et trace dẹ ma main à la race future Du plaifir que je fens la naiye peinture. PRINCESSE,; Vos beautés de léfprit& du corps, Font voir que BADE en Vous poffede un vrai tréfor. Très digne rejetton des plus illuftres races, En Vous de yos Ayeux on reconnoit les traces. En Vos vertus on voit le vrai fang de DARMSTATT, La terreur des vices, la gloire de PEtat. FREDERIC ce Heros, ce Prince magnanime, Vous donne avec fa main, fon amour, fon eftime. M AD AME, donnez lui par un jufte retour Vôtre main, vôtre coeur& le plus tendre amour. De ce Mars équité forme le cara&ére, Les Dicux nous Pont donné. pour le bien de la terre. Ah! Peuples trop heureux, trop fortunés fujets, Vous êtes gouvernés par des Princes parfaits. = En Eux on voit briller une raiſon ſolide, Un gout, qui fans risque peut être pris pour guide. Mais quelques grands que foient ces prétieux talens, On en admire en Eux encore de plus grands. Si un diyin efprit les rend eftimables, Les qualités du coeur favent les rendre aimables. ’eft en Eux que lon voit cette noble candeur, Que Pinterêt jamais ni la ſervile peur, Ne pourroit ébranler,& ce hardi courage Ferme dans les deffeins où Péquité lengage. En Eux on admire cette grande douceur, Qui de tous leurs{fujets préfage le bonheur. La bonté, la clémence, une noble conftance, Vn coeur en ſentimens égal à leur naiſſance. Tous deux ils poſſedent les vertus, les talens Propres à diriger& affaires& gens. Puiſſe cette union pour BADE eètre immortelle, Les Dieux en pourroient-ils former unc plus belle! De ce facré lien ſortiront les Héros, Qui ſur nous rẽgneront juſquꝰau dernier cahos. On verra nos neveux célebrer'âge en âge La gloire des Germains, que cet Himen prélage. Ces Souverains font ceux chez qui Pon pourra Voir De Fart de gouverner le ſuprème ſavoir. D’ Eux viendr ont des CESARS ou ce feront des TITES, 'ils ont de leurs‘ Parens les yertus favorites,' Valeur, bonté, fageffe, amour de Péquité Toujours joint à celui de nôtre liberté. EPOUX,ș pat- yos vertus dignes duù grand Empire, Vôtre-régne eft ſi doux que tout le monde afpire Au bonhcur de flêchir deffous vôtre pouvoir. Puifle Pheureux ADAM, jaloux de fon devoir Juſqu au dernier ſoupir vous prouver tout fon zéle, Et mourant Vous marquer qu'il a vecũ fidele. MO CJ N < AK EA e n E o